Retour sur 2 éditions : invités et programmation

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Dans une ambiance conviviale mêlant passion, culture, plaisir et savoir-vivre, les 2 éditions précédentes ont été autant appréciées par les nombreuses personnalités invitées que par le public. 

Retour ici sur ces invités et les grandes lignes des programmations 2007 et 2008  du Carrefour Européen du 9ème Art et de l’Image d’Aubenas.


BANDE DESSINÉE.
Bien sûr, avant d’établir des liens, il y a avant tout la bande dessinée !

De très grands noms du 9e art se sont déjà joints à nous pour dédicacer, mais aussi participer à des rencontres avec le public : Philippe Druillet, Boucq, Jean-Claude Mézières, Max Cabanes, Nikita Mandryka, Chantal Montellier, Anne Goetzinger, Michel Blanc-Dumont, François Vink, Gilles Chaillet, Patrice Serres pour ne citer qu’eux… Mais le Carrefour n’invite pas que les grands classiques, il a aussi convié des artistes de tout premier ordre rendant compte de la richesse du genre, au-delà des générations : Philippe Bertrand, Alexandre Coutelis, Matz, Michel Rodrigue, Nauriel, Olivier Berlion, Fabien Lacaf…

Enfin, la dimension européenne du festival a permis au public de rencontrer Juan Gimenez, Ausonia, Pierpaolo Rovero, Giovanni Marcora et Francesca Mengozzi.

Des rencontres, expositions et conférences ont rendu hommage aux plus grands thèmes et aux plus grands artistes : Hugo Pratt (avec la présence et le témoignage de sa fille Silvina), Druillet, Milton Caniff, Sandman, les mangas, le comic-book, le noir et blanc, Patrice Serres, Hergé, les coloristes, le polar, sans oublier un regard sur l’évolution du milieu.

Pour cela, des spécialistes, critiques, éditeurs et historiens ont répondu présent afin de faire partager leur savoir et leur passion avec le public : Claude Moliterni, Jean-Pierre Dionnet, Philippe Mellot, Laurent Turpin, Gilles Ratier, Giulio Cuccolini, Sébastien Langevin, Cecil McKinley, Michel Jans, Dominique Petitfaux, Michel Senna…

Enfin, le Carrefour n’oublie pas les petits éditeurs et le tissu associatif en invitant les passionnés, amateurs ou non, à participer à l’événement.

CINÉMA.
Le cinéma – apparu pratiquement en même temps que la bande dessinée à la fin du XIXe siècle – est bien sûr le médium qui se sent le plus d’affinités avec la bande dessinée, étant lui aussi un art de la narration séquentielle. Pas moins de 13 films en relation avec la BD ont été projetés la première année, relayés par des conférences sur l’adaptation cinématographique et le story-board. L’année dernière, Mézières nous présentait son travail sur Le Cinquième Élément, des conférences furent consacrées à Georges Lautner, aux relations bande dessinée et cinéma, et à Crepax, un auteur fou du 7e art… Une projection en plein air des Triplettes de Belleville fit le bonheur de beaucoup de passionnés, et deux expositions revinrent sur les super-héros du comic-book au cinéma et le film d’animation Peur(s) du Noir.

ATELIERS ET AUTRES ANIMATIONS.
Atelier vidéo, vitrines des commerçants de la ville, jeux, ateliers de création, expositions, fresque en faveur des enfants hospitalisés, carte blanche et expos des jeunes talents… Autant d’initiatives permettant une ouverture et un échange avec le public.

LITTÉRATURE ET MUSIQUE.
Le mots, les sons et les images se répondent… Au travers de conférences consacrées au passage du texte à l’image, à l’adaptation littéraire en bande dessinée, la dimension intellectuelle de la bande dessinée n’est pas oubliée mais bien analysée afin de faire redécouvrir cette facette incontournable d’un art alliant le mot au dessin. De même, le dessinateur Fred Beltran a enflammé la foule avec un concert de son groupe les Washington Dead Cats, appuyé par une exposition de leurs affiches dessinées.

PRIX SID ALI MELOUAH.
Le Prix Sid Ali Melouah (destiné à distinguer une bande dessinée ou un auteur ayant œuvré pour les droits de l’homme et/ou contre les oppressions de notre monde) a été décerné pour la première fois en 2008 à Maurice Rajsfus et Jacques Demiguel pour leur magnifique album Moussa et David qui explique et dénonce les violences déchirant Israël et la Palestine depuis tant de décennies. Un Prix intelligent et humaniste que Claude Moliterni avait voulu créer en hommage à son ami Melouah décédé quelques jours avant la première édition du Carrefour.

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